Créations 2006

Winnie l'ourson, une promenade anodine dans la Grande Forêt

12 et 13 décembre 2006 - Théâtre de Perpignan

adaptation de l’œuvre de Alan Alexander Milne, spectacle pour enfants

Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa
Production : Théâtre de la Maison Rouge
Avec : Aymeric Tissié, Laura Deleaz, Michèle Fradès, David Mauduech, Renaud Ravez

Un ourson ? Mais pas n’importe lequel, celui-ci dit de lui-même : «c’est à croire que je suis un ourson sans cervelle !». Sans nul doute notre héros agit-il beaucoup plus avec son cœur qu’avec son cerveau...
Dans l'oeuvre d'Alan Alexander Milne, Winnie nous est rendu sympathique par son talent à vivre le moment présent : à chaque jour suffit sa peine.
Cet ourson ne projette pas, n’accumule pas, il fait face à chaque changement de situation seulement à l’instant où elle se présente à lui - donnant à sa simplicité une immense sagesse. Sa seule quête est d’être dans le juste, vis-à-vis de lui-même. Sa capacité de compassion et son sens de l’écoute sont incomparables. C’est un ourson généreux, altruiste, spontané, réconfortant pour les enfants, émouvant pour les adultes—un exemple de bonté pour nous tous.

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Le manuel de conversation pour soldat russe en Allemagne

7 juin 2006 - Théâtre Russe à Berlin "Kulturbrauerei"

Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa
Co-Production : Théâtre Russe "Kulturbrauerei" - Berlin / Teatr.doc - Moscou / Théâtre de la Maison Rouge

Le projet est une rencontre entre deux mondes, deux corps, deux langues qui se sont retrouvés emmêlés dans un des plus gros conflits du 20ième siècle : l’Allemagne et la Russie. Dans la version scénique cette rencontre aura lieu dans deux espaces : l’espace masculin et l’espace féminin. D’un coté ces deux espaces représentent une unité complémentaire, de l’autre – un conflit de communication sans fin. Au-delà, le conflit est amplifié par les espaces linguistiques : «Elle» et «Lui» parlent deux langues différentes, mais sont bien obligés de communiquer dans une situation de crise existentielle. Il s’agit donc de corps, de langages, et de langages de corps ; autrement dit, il s’agit de «langues» et de «langages».

Cinq acteurs (trois femmes et deux hommes), dont trois de langue allemande et deux de langue russe. La pièce sera jouée autant dans la langue allemande que dans la langue russe sans traduction. Le «méta-texte» de la mise en scène sera lisible pour tous les spectateurs, sans importance de leur appartenance linguistique.

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Cabaret - titre provisoire

8 septembre 2006 : Théâtre de la Maison Rouge - Pignan

spectacle monté d'après des improvisations.

Mise en scène : Sandrine Barciet
Dramaturgie : Aglaïa Romanovskaïa
Interprétation : Sophie Talayrach
Production : Théâtre de la Maison Rouge

L'amour médcin, adaptation d'après l'œuvre de Molière

Juin 2006 - Montpellier

Spectacle avec des personnes traumatisées crâniennes.

Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa
Direction d'acteur : Sopie Talayrach
Production : Les Fontaines d'O / Adages / Théâtre de la Maison Rouge

Spectacle résultant de l'atelier mené auprès des personnes traumatisées crâniennes du foyer d'accueil médicalisé Les Fontaines d'O.

2005

Les pommes de la terre

21, 22, 23 octobre 2005 - CDN Théâtre des Treize Vents, Montpellier

Auteur : Ekaterina Narshi
Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa
Avec : Alisa Estrina, Tatiana Maïst, Julia Vozlioublennaïa, Julia Akimova
Lumières : Serge Oddos
Costumes : Judith Chaperon
Production : le collectif Yabloki.ru, le Théâtre de la Maison Rouge
Avec le soutien de : projet Teatr.doc et «La scène ouverte» de la ville de Moscou.
Traduction et surtitrage : Tania Moguilevskaïa et Gilles Morel
Spectacle en russe surtitré

Les pommes de la terre est ma première mise en scène dans mon pays natal, la Russie. Le spectacle est avant tout une rencontre - avec des acteurs, avec un auteur et avec moi-même, « là d'où je viens ». Je savais qu’aller travailler en Russie sur un texte contemporain voulait dire se heurter à une tradition de théâtre bien ancrée. Et c’est sans doute ce dont j’avais envie. L'expérience a été à la fois très émouvante et fragilisante pour nous tous mais ce travail a été possible puisque nous étions prêtes à nous remettre en question, à nous ouvrir les unes aux autres. Et c’est cette « entre-nous » que nous avons crée avec les actrices qui est le moteur du spectacle, et non l’histoire des femmes détenues en prison.

Avant tout, ce spectacle est axé sur la Présence, et non sur la représentation des personnages. Ekatarina Narshi et moi-même avons surtout essayé de retransmettre l’énergie de l’échange que nous avons eu avec les femmes en prison, au lieu de raconter « l’histoire de la vie en prison » ou « l’histoire de la vie avant la prison ».
On peut regarder ce spectacle comme un tableau impressionniste, où les histoires ne font que le sujet, mais pas le contenu. Tel un film de David Lynch, notre pièce est un voyage dans un endroit où l’espace à l’extérieur et à l’intérieur de la tête des personnages se mélange. Ce qui est dit et pensé, le passé et le présent, existent à la même échelle, ici et maintenant, accessibles à nos yeux. Le meilleur moyen d’en tirer le maximum est ne pas le regarder avec la tête, mais avec le cœur…
Aglaïa Romanovskaïa

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Les 44 couchers de soleil, ou l'ultime vol de nuit

7, 8, 9 juin 2005 - Printemps des comédiens - Montpellier

D'après l'œuvre de Saint-Exupéry.

Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa et Sophie Talayrach
Production : L’Autre Théâtre / Théâtre de la Maison Rouge
Lumières : Serge Oddos
Costumes : Judith Chaperon

Création d'un spectacle avec des personnes handicapées

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Histoires de raisins, Romain Romarin (reprise)

27 février 2005 - Château de Laverune

Spectacle crée en 2003 dans le cadre d'un programme Leader+ du Conseil Général de l'Hérault.

Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa et Stefan Delon
Production : Foyers Ruraux du secteur Mosson / Agglo de Montpellier
Lumières : Serge Oddos
Avec : Sophie Talayrach, François Viguié, Sébastien Portier, Paco Portero, Christophe Gerbi, Tessa Veyrié, Céline Lepape

L’histoire :
« J’étais jeune, j’avais 21 ans quand mon père est décédé. Et j’ai pris la suite parce que j’ai pas voulu que cette exploitation s’arrête comme ça. Alors que j’arrivais du régiment et j’étais à deux doigts d’aller ailleurs et je savais pas trop comment faire encore, quoi. Et c’est ce qui m’a poussé à mon installation. »
Commence alors la vie, le cheminement et l’apprentissage d’un jeune vigneron héraultais : Romain Romarin. Ce personnage évoluera dans le microcosme d’un village vivement animé par ses habitants : il y a Maguy, la patronne du 9e Couvert, table d’hôtes et cœur du village, Camille et Alphonse, les « frères ennemis » à la retraite, Claire et Gérard, le jeune couple de néo-vignerons, et puis, il y a la petite fée, l’ange gardien des vignerons, en tout cas pour ceux qui y croient…
Pour chacun d’eux, il s’agira finalement d’une quête et d’une conquête : celle de la vie.

Les histoires vraies et les véritables histoires :
Ce spectacle a été composé avec les 60 interviews que nous avons fait auprès des vigneron(ne)s du département de l’Hérault, où nous avons réunis des histoires, des bouts de vies, des expressions, des façons de faire et de dire les choses. Et surtout nous y avons rencontré des personnes qui nous ont inspirées pour les personnages du spectacle. A part le montage, aucun autre travail sur le texte d’origine n’a été fait.

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Tchekhov for ever ou un repas aux cerises

27 Juin 2005 - Théâtre Lakanal - Montpellier

d’après plusieurs œuvres d’Anton Tchekhov.

Mise en scène : Aglaïa Romanovskaïa et Sophie Talayrach
Production : L’Autre Théâtre / Adages / Théâtre de la Maison Rouge
Costumes : Judith Chaperon

Spectacle résultant de l'atelier mené auprès des personnes traumatisées crâniennes du foyer d'accueil médicalisé Les Fontaines d'O.

Si on étudie les pièces de Tchekhov de près, on a au bout d’un certain temps l’impression qu’il s’agit toujours de la même histoire : elle se déroule en province, dans une propriété menacée, où au milieu de gens prisonniers de leurs peurs, de leurs vies, se débat un être blessé à mort. Souvent la cartouche, chargée au début de la pièce, est tirée et amène une fin tragique ; la tentation de mettre fin à la blessure est souvent la plus forte. Au moment de l’éclat, il y a toujours un témoin de l’événement. Ce dernier aveuglé par sa propre blessure est lui-même hermétique et sans empathie, c’est alors que part une remarque grotesque qui pétrifie. Finalement, chacun reprend sa place, parce qu’il faut bien recommencer à vivre, à attendre.
Après un certain temps d’observation, les résidents, traumatisés crâniens, du centre les Fontaines d’O, nous ont rappelé cet univers de gens perdus. Perdus dans le temps et dans leur vie. Tel l’univers de Tchekhov, le temps arrêté et le temps qui passe est un point de tension très fort chez les traumatisés crâniens.

Le spectacle commence par la mise en place d’un repas. C’est un repas d’anniversaire, on fête l’anniversaire de Charlotte, personnage clownesque et tragique de la Cerisaie. D’ailleurs, cela pourrait être un autre jour, car Charlotte ne connaît pas la date de sa naissance, ni ses parents. « Qui suis-je et d’où je viens ? je ne sais pas, je ne sais rien ». Charlotte est notre personnage clef. A l’aide de son père adoptif, le gérant des lieux, elle essai de construire une fête. La fête. Touchante et agressive à la fois, elle se débat au milieu des autres. Durant le spectacle, on attend l’arrivée du gâteau aux cerises. Nous passons toutes les étapes d’ « un repas de famille » : discussions futiles, comptes à régler, rancunes, regrets, réconciliations et divertissements. Encore une fois la Cerisaie est vendue comme au Monopoly, et comme dans La Mouette, la vie de quelqu’un est en jeu… Le fusil est chargé.

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